Le Parlement des Rêves

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Back from the dead. Again

Back from the dead. Again

Back from the dead. Again

Sur Internet, cela avait été l'un de buzz de la campagne présidentielle. Le blog François Mitterrand 2007 avait plus d'un atout pour faire parler de lui. D'abord son concept malin : celui d'incarner François Mitterrand et de poster ce que pourraient être ses commentaires d'outre-tombe sur la campagne. Et puis, il s'avérait aussi que les commentaires en question étaient fort bien écrits et, de toute évidence, l'oeuvre de quelqu'un qui suivait ça de très près (on soupçonna un temps Arnaud Montebourg, puis le coupable avait quasi été désigné comme Bruno Roger-Petit, journaliste proche du politique pré-cité et ex-animateur des journeaux de la nuit de France 2, qui lançait avec enthousiasme la série MillenniuM qui suivait son journal ; les deux ont démenti). Les anecdotes sur les coulisses étaient mordantes, les portraits bien sentis.

Le blog avait été supprimé alors que la recherche de son auteur s'intensifiait. Puis, un retour avait été annoncé.

Il est littéraire. François Mitterrand 2008, Il revient vient de paraître chez Ramsay.

Cette parution n'a pas été sans polémique, puisque Apathie a violemment mis en cause l'ouvrage en dénonçant le coté manip' facile que constitue la publication anonyme d'un ouvrage à caractère politique. Sur le fond, il n'a pas complètement tord. Sur la forme, il aurait gagné à être plus subtil, surtout que tout cela n'a pu que paraître découler de l'affrontement par blog interposé intervenu entre lui et François Mitterrand 2007 l'année dernière, à propos d'une anecdote dont il n'avait plus le souvenir.

Reste que l'auteur promet de se dévoiler bientôt. D'ici là, j'aurais sûrement lu l'ouvrage. Un extrait publié sur le blog de Luc Mandret ayant achevé de me convaincre de le lire :

"Celui que les Français ont choisi cette année devrait réexaminer avec l'intérêt l'élection présidentielle de 1920. Cette année-là, la bataille pour la Présidence de la République opposa Clemenceau (76 ans) à Deschanel (63 ans). Deschanel fut élu par les parlementaires et on s'aperçut un peu plus tard qu'il n'avait pas toute sa tête. Il démissionna après quelques épisodes où le ridicule le disputa au tragique, parvenant même à tomber d'un train vêtu d'un simple pyjama, exploit jamais réédité à ce jour. Clemenceau, lui, avait déjà, bien avant cette lamentable issue, tiré les leçons de sa défaite : "Ils avaient peur d'un gâteux ; ils ont un dingue." En 2007, ils ont eu peur d'une femme."