Le Parlement des Rêves

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Harsh Realm: Tout cela n'est qu'un jeu (Génération Séries)

Harsh Realm: Tout cela n'est qu'un jeu (Génération Séries)

Ma première publication dans le magazine culte Génération Séries concernait la courte série de Chris Carter, rapidement annulée, Harsh Realm.

 

Génération Séries n°35 - janvier 2001

 

Lancée le 8 octobre 1999 sur la FOX, Harsh Realm est le plus cruel des échecs qu'ait connu Chris Carter puisque, faute d'atteindre des chiffres suffisamment élevés au sacro-saint Audimat, la chaîne l'annula alors que seuls trois des neufs épisodes tournés avaient été diffusés. L'ironie du sort aura voulu que Harsh Realm soit pourtant, des trois séries créées par Chris Carter, celle qui avait connu le meilleur démarrage artistiquement parlant.

 

Au commencement

C'est Daniel Sackheim, compagnon de longue date de Chris Carter puisqu'il avait produit le Pilote de X-Files ou encore le film Fight the Future, qui lui passe un jour un exemplaire du comic Harsh Realm de James Hudnall et Andrew Paquette. Certains thèmes abordés plaisent à Carter et il décide de s'appuyer sur cette bande dessinée pour créer sa prochaine série. Le comic-book raconte l'histoire de Dexter Green, un détective privé évoluant dans un futur plus ou moins proche qui pénètre dans un Univers Virtuel à la recherche d'un jeune homme qui y a disparu. Il y découvre un Monde très fantasy empli de pouvoirs magiques et de créatures fantastiques. Lorsqu'il retrouve enfin Dan Crawford, celui-ci est devenu une sorte de demi-dieu doté du pouvoir de vie et de mort au sein d'Harsh Realm et il doit l'éliminer.

La série de Chris Carter commence de nos jours lorsque le Lieutenant Tom Hobbes, un jeune homme qui prévoit de se retirer prochainement et d'épouser sa fiancée, Sophie, est envoyé contre sa volonté dans un Univers Virtuel ultra-réaliste créé par l'armée dans le but d'entraîner ses soldats. Sa mission est de battre le meilleur score détenu à l'heure actuelle par le Général Omar Santiago. Mais Hobbes découvrira bientôt que remplir cet objectif est pour lui le seul moyen de retrouver la réalité. En effet, Santiago a piraté le programme et en a fait son Royaume où il règne en despote sans pitié. L'armée cherche désespérément à le renverser en envoyant des milliers d'homme dans le jeu. Car ils savent qu'en définitive, Santiago représente une menace pour le Monde Réel puisqu'il projette de le détruire afin que son Royaume soit tout ce qui existe...

Dès ses origines, de nombreuses rumeurs courront sur la série, et notamment sur sa distribution. Elles ont notamment désigné Nicholas Lea, l'infâme Krycek de X-Files, comme le héros de la nouvelle production. En définitive, le choix se portera sur Scott Bairstow, un excellent acteur aperçut dans l'épisode L'Eglise des Miracles de X-Files ou encore dans le rôle de Ned, le petit copain violent de Julia le temps d'une saison de La Vie à Cinq. A ses cotés dans le rôle de Mike Pinnochio, D.B. Sweeney, héros de Drôle de Chance, elle aussi annulée en dépit d'indéniables qualités. Terry O'Quinn, vu plusieurs fois dans X-Files et interprète de Peter Watts dans Millennium se voit octroyer le rôle de Santiago.
La série, tournée à Vancouver, récupère beaucoup d'autres familiers de l'Univers Carter ayant déjà travaillé sur ses deux précédentes productions.

 

Problèmes

Le premier épisode est diffusé sur la FOX le 8 octobre 1999. Loin du véritable rouleau compresseur qu'avait été la campagne de promotion lors du lancement de Millennium, La publicité dont bénéficie la nouvelle création de Chris Carter est très timide. Il a même affirmé après l'annulation de la série que Doug Herzog le dirigeant d'alors de la FOX, n'appréciait pas ses productions. Toujours est-il que quelques rares bandes annonces se contentent de comparaisons forcément trompeuses avec The Matrix au lieu de mettre l'accent sur les aspects les plus intéressants d'Harsh Realm, notamment son coté romantique avec la relation d'amour tragique entre Hobbes et Sophie. Quant au web, la série en est quasiment absente, seule une petite bande annonce est diffusée dans les semaines précédant le passage du Pilote, et il faut compter sur les sites de fans pour s'informer. C'est bien peu pour une série cyber, d'autant que le succès du Projet Blair Whitch venait de prouver l'intérêt d'une promotion en ligne bien menée.

Un autre facteur a joué dans la désaffection du public : la complexité de la série. En trois épisodes sept personnages et une vaste mythologie équivalente à celle établie au bout de près de deux ans dans X-Files sont mis en place. C'est beaucoup, très vite. L'approche est probablement trop élitiste, et Carter a avoué qu'il avait pris soin de se montrer beaucoup plus progressif avec sa prochaine création : The Lone Gunmen.

Les critiques globalement positives ne suffiront pas à pousser le public à s'intéresser à ce programme innovant et Harsh Realm rejoindra donc la longue liste des séries du vendredi soir à avoir été annulées faute d'audience.

Comme si les faibles chiffres d'audimat ne suffisaient pas, les deux auteurs du comic book attaquent la FOX, Chris Carter et leur propre maison de publication les jours suivant la diffusion du Pilote. En effet, ils ne sont pas crédités au générique de la série. Ils ont ensuite découvert que Harris Publication avait accepté cet accord proposé par la FOX sans les avertir. Ce procès a probablement joué dans la décision de la FOX d'annuler aussi rapidement la série, d'autant que les droits ont du être bloqués pendant quelques semaines avant que les tribunaux imposent que les noms d'Hudnall et Paquette apparaissent dans les crédits de chaque épisode.

La décision prise, la diffusion de l'intégralité des 9 épisodes de la série sera possible sur la chaîne câblée filiale de la FOX, FX, qui débutera en mars 2000.

 

Un concept dans l'air du temps

Le tournage du Pilote a lieu en mars 1999. Deux mois plus tard, sort sur les écrans le gros succès de cet été : The Matrix. Les similitudes entre les deux productions sont évidentes. Elles évoquent les réalités virtuelles, et dans les deux cas le personnage principal est peut-être, ou peut-être pas, une sorte d'élu. Le seul capable de sauver les hommes de l'enfer que représente cet Univers Virtuel. Mais, pourtant, Harsh Realm et Matrix sont assez différents.

Là où Le Monde Virtuel de Matrix était une sorte de Paradis en comparaison du Monde Réel, celui de Harsh Realm est un enfer sur Terre. Les militaires ont créé cet autre monde comme une réplique parfaite du notre. Chaque être, chaque paysage, chaque détail étant recopié dans la simulation. Mais en 1995, une attaque terroriste a été programmée. Une bombe nucléaire dévaste New York et fait basculer Harsh Realm dans l'horreur. Les Etats-Unis sont complètement désorganisés. Les soldats peuvent maintenant s'en servir pour s'entraîner aux pires situations. Mais un de ces hommes envoyés dans le jeu profite de cette situation confuse pour renverser les autorités en place. Omar Santiago prend le contrôle de plusieurs Etats, et lutte constamment pour en conquérir d'autres. Mégalomane au dernier degré, il agit pour rendre leur grandeur aux Etats-Unis, se proclamant l'héritier de Jefferson et autres grandes figures de l'histoire américaine. La série permet donc à Chris Carter de s'intéresser d'une manière assez directe au fascisme et à ses conséquences sur le peuple. Celui de Harsh Realm est opprimé par la tyrannie de Santiago. Ceux qui vivent dans les limites du territoire qu'il contrôle sont condamnés à vivre dans une prison dorée et à subir le culte de la personnalité de Santiago. Les téléviseurs ne diffusent rien d'autre que Santiago Channel : "tout sur Santiago, tout le temps". Un code-barre est implanté sous la peau de la poitrine de chaque "citoyen" sans lequel ils ne peuvent se déplacer dans les rues de la ville. Cet implant déclenche aussi une alarme s'ils sortent des limites du Royaume de Santiago. Cet extérieur n'est d'ailleurs pas franchement reluisant. Certes, les gens y sont libres, mais cette liberté ne s'exerce que dans le cadre de bidonvilles lugubres et dans la terreur de subir une attaque des Gardes Républicains de Santiago.

Pour survivre, ils s'accrochent à un espoir, à une légende. Elle dit qu'un jour viendra un homme qui libérera Harsh Realm. Pour Mike Pinnochio ou Florence, il ne fait aucun doute que cet homme est Tom Hobbes. Hobbes est un être au cœur pur, fondamentalement bon et à la naïveté touchante. Il assimile difficilement les règles de cet Univers de violence et de conflit. Il ne parvient pas à considérer les Personnages Virtuels (c'est à dire les êtres qui ne sont pas habités par une conscience du Monde Réel) comme des sous-hommes, au contraire de quasiment tous les autres soldats envoyés dans le jeu.

L'un des principaux intérêts de la série vient de l'opposition constante entre la vision idéaliste du monde qu'a Hobbes et les pires vicissitudes auxquelles il est constamment confronté dans Harsh Realm. Hobbes doit faire face à la lâcheté de celui dont il a sauvé la vie lorsqu'ils servaient à Sarajevo : Waters, pour sa propre survie, a préféré s'associer à Santiago et devenir le chef de sa Garde Républicaine. Waters a été jusqu'à épouser la version virtuelle de Sophie, la fiancée de Hobbes, et même Santiago semble le mépriser. Waters est un loser pitoyable qui rêve désespérément de grandeur, un jouet aux mains de personnages tels que Santiago ou Inga Fossa. Hobbes devra assister au meurtre de la version virtuelle de Sophie par Waters, qui marque sa séparation définitive avec elle. Cet amour brisé est au fond le centre de Harsh Realm. Sophie et Hobbes s'écrivent continuellement des lettres sans savoir si l'autre pourra jamais les lire. Elles sont l'occasion de magnifiques séquences en voix off. La véritable Sophie se bat pour obtenir des réponses, mais le désespoir la gagne d'autant plus qu'elle découvre rapidement après la disparition de son fiancée qu'elle est enceinte. Seules les rares informations dispensées par Inga Fossa lui permettent de s'accrocher à l'espoir que Hobbes est en vie et qu'elle le reverra. L'un des moments les plus émouvants de la série survient lorsque Sophie accompagne la mère de Hobbes dans la mort. De toute évidence, elles ne se connaissaient qu'assez peu, mais Sophie est déchirée à l'idée de perdre un autre lien avec Hobbes...

Inga Fossa est, elle aussi, un personnage absolument passionnant. Elle joue sur tous les tableaux. Chacun des personnages de la série la connaît, à part peut-être Florence. Mais tous entendent de sa bouche des "vérités" différentes. C'est en quelque sorte le concept de l'informateur secret à la Gorge profonde poussé à son paroxysme, avec en plus le charme venimeux que Sarah-Jane Redmond confère au personnage.

L'une des grandes forces de la série est que l'on s'attache très vite à tous ces personnages et aux multiples secrets qu'ils dissimulent. Presque tous, en effet, on un élément de leur passé particulièrement mystérieux, et qui le restera malheureusement éternellement. Cette force doit beaucoup à une distribution formidable où l'on remarque particulièrement D.B. Sweeney, parfait dans le rôle de l'antihéros, et Rachel Hayward, absolument époustouflante dans le rôle muet de Florence.

 

Des moyens impressionnants

Avec le temps, s'il est une chose que l'on se sent en droit s'attendre d'une production Ten Thirteen, ce sont bien une quasi-perfection visuelle. Harsh Realm est loin de déroger à la règle. La Fox avait donné de gros moyens à Chris Carter pour la série. (Ce budget exceptionnel faisait aussi partie des raisons pour lesquelles la série n'avait pas le droit d'échouer à l'audimat.) La photographie est magnifique quel que soit le type d'ambiance et le meilleur usage est fait des formidables décors de Vancouver. On passe d'une scène à l'autre du high-tech de Santiago City aux paysages de campagne désolés et de bidonvilles miteux, et à chaque fois, on y croit. La réalisation est admirable, particulièrement pour le Pilote et Inga Fossa, servis par une caméra extrêmement dynamique qui plonge le spectateur au cœur de l'action.

Le compositeur Mark Snow s'est lui aussi dépassé. Récemment, ses compositions pour X-Files se sont avérées quelque peu répétitives et la partition de Millennium, quoique magnifique, avait le défaut majeur d'être trop proche de celle de sa grande sœur. Mais pour Harsh Realm, Snow a entièrement revu sa copie et livré des musiques époustouflantes. Le thème du générique en est un bon exemple et de tels exemples de mélange de techno et de rock électrique se retrouvent fréquemment dans les séquences d'actions, tandis que les moments plus intimes sont soulignés par un très joli air au piano.

Toutes ces qualités ont fait de Harsh Realm une série qui, même si elle n'a pas eu les faveurs du grand public, reste dans la mémoire de ceux qui l'ont vue. Elle est d'ailleurs parvenue à générer un véritable réseau de fans et un prolongement virtuel a été lancé sur Internet pour répondre aux questions restées sans réponse. C'était en quelque sorte un destin naturel pour une telle série !

 

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La saison virtuelle de Harsh Realm est accessible en Français à l'adresse suivante :

http://perso.worldonline.fr/gsc/svhr/

Harsh Realm: Tout cela n'est qu'un jeu (Génération Séries)
Harsh Realm: Tout cela n'est qu'un jeu (Génération Séries)

Guide des épisodes

Harsh Realm
Série Américaine en 9 épisodes de 42 minutes (1 saison) diffusée depuis octobre 1999 sur FOX et octobre 2000 sur Série Club.

Avec Scott Bairstow: Thomas Hobbes. D.B. Sweeney: Mike Pinnochio. Terry O'Quinn: Omar Santiago.
Et Samantha Mathis: Sophie Green. Rachel Hayward: Florence. Maximilian Martini: Mel Waters. Sarah-Jane Redmond: Inga Fossa.

Créée par Chris Carter d'après le Comic Harsh Realm deJames D. Hudnall et Andrew Paquette. Producteurs exécutifs : Chris Carter, Frank Spotnitz, Daniel Sackheim. Co-productrice exécutive : Michelle MacLaren. Producteur superviseur : John Shiban. Producteur : George Grieve. Producteurs consultants : Tony To, Vince Gilligan. Co-producteur : Janace Tashjian. Directeur de la photographie : Joel Ransom. Musique de Mark Snow. Une production Ten Thirteen en association avec 20th Century Fox Television.

1/ Pilot
Fox, 8 oct. 1999 – Série Club, 10 oct. 2000
Sc: Chris Carter. R: Daniel Sackheim. Avec Lance Henriksen: Le Général.
Alors qu'il s'apprêtait à quitter l'armée pour épouser sa fiancée Sophie, le Lieutenant Hobbes est envoyé par ses supérieurs dans un programme d'entraînement militaire basé sur la réalité virtuelle. Il découvre bien vite que ce sera une mission sans retour tant qu'il n'aura pas réussi à renverser le Dictateur qui a piraté le programme : Omar Santiago.
Un épisode pilote donc la fonction principale est de présenter les sept principaux personnages. Il le fait brillamment. A noter : la voix-off du documentaire de présentation est assurée par Gillian Anderson.

4/ Kein Ausgang
FX, 14 avril 2000 – Série Club, 31 oct. 2000
Sc: Steven Maeda. R: Cliff Bole. Avec Doug Savant: le militaire Américain.
A la recherche d'un homme susceptible de les aider à renverser Santiago, Hobbes et Pinnochio sont piégés dans un sous-programme de simulation de la seconde guerre mondiale.
L'intrigue met trop longtemps à démarrer pour que cet épisode puisse vraiment passionner, mais il est remarquable au niveau de sa photographie qui recrée à merveille l'ambiance de l'époque, aidée en cela par un air d'Edith Piaf. L'épisode se termine sur un note spectaculaire, une fois de plus. Le titre signifie sans issue.

7/ Manus Domini
FX, 5 mai 2000 – Série Club, 21 nov. 2000
Sc: John Shiban. R: Tony To. Avec Raymond Cruz: Greg Escalante.
Florence est capturée sur le lieu déserté où vivait les Sœurs, d'autres femmes muettes douées du Don de guérison. Les sœurs sont cachées et ont recueilli Pinnochio, dont la jambe a été amputée par une mine...
Cet épisode s'applique d'une manière très convaincante à nous éclairer quelque peu sur Florence, tout en développant le personnage de Pinnochio. Le titre signifie "La main de Dieu".

2/ Leviathan
Fox, 13 oct 1999 – Série Club, 1
7oct. 2000
Sc: Chris Carter. R: Daniel Sackheim. Avec Mark Rolston: Chasseur de Prime.John Pyper-Ferguson: John Cabot.
Dans le Monde Réel, Sophie essaie d'obtenir des réponses de l'armée sur le sort de Tom Hobbes. Elle fait la rencontre d'une femme mystérieuse qui lui apprend que les militaires lui mentent. Pendant ce temps, Pinnochio et Hobbes sont fait prisonniers par un Chasseur de Prime qui, en échange, espère obtenir de Santiago le moyen de rentrer dans le Monde Réel...
Un épisode un peu lent, moins passionnant que le Pilote, mais qui nous en apprend plus sur le but de Santiago. La scène finale spectaculaire témoigne du budget élevé de la série.

5/ Reunion
FX, 21 avril 2000 – Série Club, 7 nov. 2000
Sc : Greg Walker. R : Kim Manners. Avec Tobin Bell: Slater. Anna Hagen: la concubine. Michael Puttonen: Dr. Goines. Jane Sowerby: Katherine Hobbes.
Hobbes et Pinnochio sont fait prisonniers d'un camp de travail forcé où Hobbes retrouve l'incarnation virtuelle de sa mère, qui meurt d'un Cancer. Dans le Monde Réel, c'est Sophie qui est au chevet de Katherine Hobbes...
Un épisode très réussi, à la fois effrayant et émouvant, qui ajoute de la profondeur aux personnages. Il se termine sur un instant visuel mémorable qui reste l'un des meilleurs moments de la série.

8/ Cincinnati
FX, 12 mai 2000 – Série Club, 28 nov. 2000
Sc: Chris Carter. R: Larry Shaw. Avec Raymond Cruz: Greg Escalante.
Santiago lance une attaque contre des Indiens qui contestent son pouvoir dans la ville de Cincinnati. Lorsque tout le monde le croit mort, Waters est forcé à certains choix, poussé par Inga Fossa. Hobbes et Pinnochio profitent de la situation confuse pour tenter de l'assassiner.
Un épisode mythologique qui témoigne une fois de plus de l'intérêt de Chris Carter pour la question Indienne. Il laisse malheureusement les intrigues principales totalement non résolues.

3/ Inga Fossa
Fox, 22 oct. 1999 – Série Club, 24
oct. 2000
Sc: Chris Carter. R: Bryan Spicer. Avec Andy Berman: Freddie. Douglas H. Arthurs: l'homme Nazi.
Hobbes et ses compagnons parviennent à dérober des Implants leur permettant d'accéder à Santiago City. Ainsi équipé, Hobbes espère pouvoir rejoindre le Portail de Santiago menant au Monde Réel. Mais il découvre que Pinnochio n'a pas l'intention de rentrer... Dans le Monde Réel, Sophie cherche à en savoir plus sur sa mystérieuse informatrice : Inga Fossa.
Ce formidable épisode, dense et complexe, lance complètement la mythologie de la série en s'intéressant au personnage fascinant d'Inga Fossa. Il pose de nombreuses questions qui ne seront jamais résolues.

6/ Three Percenters
FX, 28 avril 2000 – Série Club, 14
nov. 2000
Sc: Frank Spotnitz. R: Daniel Sackheim. Avec John Mese: le Leader. William McDonald: l'Homme Poussiéreux. Jason Gray-Stantford: Le lieutenant.Alan C. Peterson: Hans.
Hobbes, Pinnochio et Florence recueillent une petite fille dont les parents ont disparu. Ils ignorent que Waters et ses hommes ont recueilli la même petite fille.
Un scénario complexe et mystérieux, extrêmement bien mené. Il s'avère bien meilleur que les épisodes écrits en solo par Soptnitz pour X-Files.

9/ Camera Obscura
FX, 19 mai 2000 – Série Club, 5 déc. 2000
Sc: Steven Maeda. R: Jefery Levy. Avec Robert Knepper: Stewart. Cliff DeYoung: McKinley. Chris Ellis: Prêtre.
Dans les vestiges de la version virtuelle de New York, détruite par une explosion nucléaire en 1995, Hobbes et Pinnochio sont pris autour d'un conflit entre deux familles qui se disputent des lingots d'or qui se trouvent sous les vestiges.
Un épisode manquant de rythme qui revisite le thème de Roméo et Juliette d'une manière un peu confuse. Dommage que la série se termine ainsi sur son épisode le plus faible.

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