Le Parlement des Rêves

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C'est l'histoire d'un sauveur qui n'avait rien à sauver!

C'est l'histoire d'un sauveur qui n'avait rien à sauver!

C'est l'histoire d'un sauveur qui n'avait rien à sauver!

Lassé d'attendre en vain que la France l'appelle à l'aide, il est venu lui-même nous parler, par lucarne TF1 interposée. Il est "disponible". Et tout le monde s'en fout. Au mieux. Je compterai plutôt parmi ceux que ça agace fort.

Jospin a donc accéléré son calendrier pour finalement sortir du bois avant l'été. C'est l'aveu de l'impasse dans laquelle il est installé. Son retour - totalement indécent après qu'il ait laissé en plan son parti au soir du 21 avril 2002 - aurait nécessité un manque qui oblige à chercher à recours. De manque, il n'est plus question depuis plus de six mois, depuis que Ségolène Royal fait très largement la course en tête parmi les prétendants à la candidature. Comme il devient clair qu'en l'état actuel des choses rien ne changera d'ici l'automne, Jospin tente un coup de poker : s'annoncer dans l'espoir qu'un mouvement populaire derrière son nom monte pendant l'été.

Evidemment, il se fourre très profondément le doigt dans l’œil D'abord, personne n'a oublié que la défaite de 2002 fut la sienne. Celle d'une campagne nullissime, jonchée d'erreurs grossières : l'incapacité à résister à la thématique sécurité, le projet qui n'était "pas socialiste", "l'age du Président", la "naïveté", la candidature annoncée par fax... Jospin avait alors fait la preuve que l'honnête gestionnaire qu'il était s'avérait incapable de communiquer de manière intelligente et d'insuffler de la perspective.

Ensuite, il y a le parjure. Prenant note du camouflet qui lui avait été infligé, Jospin s'était "retiré de la vie politique". Son retour n'est qu'un signe de plus du manque de sens absolu de la parole politique de nos jours, comme Apathie l'explique mieux que moi.

Si on ajoute à cela la volonté palpable de voir s'opérer un renouvellement, ne serait-ce qu'en apparence, il n'est pas difficile de pronostiquer que Jospin a toutes les chances de prêcher dans le désert. Un seul espoir subsiste pour lui : que les instances dirigeantes du PS snobent la base et rejettent Royal. Alors, effectivement, il sera la seule issue. Mais même cet espoir là serait de courte durée : Jospin, une fois candidat, n'aurait strictement aucunne chance de remporter la Présidentielle. Il n'est même pas dit qu'il sauverait l'honneur en accédant cette fois au second tour.

Le PS serait-il capable d'enclencher une telle machine à perdre ?