Le Parlement des Rêves

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Les plaisirs des yeux et des oreilles...

Les plaisirs des yeux et des oreilles...

Les plaisirs des yeux et des oreilles...

Chez les Etats-Uniens c'est les sweeps. Quatre fois par an, les audiences des chaînes principales sont mesurées pour calculer les tarifs de publicité. Les séries des Networks principaux abondent alors de guests-stars et de storylines démentes. Là, en plus, c'est les sweeps de mai, c'est-à-dire la période des fins de saisons et de leurs cliffhangers -- littéralement 'pendu à la falaise': les suspense de fin d'épisode -- à en devenir cinglé.

L'occasion pour les quatre Desperate Housewives de nous épater une dernière fois avant que leur scénariste en chef, Marc Cherry, aille bosser dur sur les épisodes de la seconde saison (qui, bonheur, sera plus longue que d'habitude).

La série devrait arriver à la rentrée sur l'antenne de Canal+ puis, plus tard, sur M6. (A priori sous le titre Beautées Désespérées.) On y suit sur un ton qui mixe de façon improbable la chronique sociétale et la satire acide la vie de quatre voisines après que leur cinquième copine se soit suicidée pour des raisons mystérieuses. Comme tout bon soap opera, même si celui-ci est *très* décalé, la série joue en effet avec les mystères de façon récurrente ..et frustrante! On est d'autant plus impatients de voir la fin de saison arriver que celle-ci nous promet de lever le voile sur certains d'entre eux.

Desperate Housewives avance, avec un savoir-faire assez bluffant, sur un fil ténu, tendu entre le high-concept show et le portrait de vie, non avare de moments de folie. Entre la comédie et le drame, le romantisme et le mystère. La formule des épisodes est elle-même très élaborée, chargée de gimmicks (la voix-off de la défunte, le thème commun à dégager de l'épisode...) et de passages obligés (l'égalité de temps d'antenne entre les quatre personnages principaux...). Et pourtant, cela ne se voit généralement pas, sauf pour les quelques épisodes plus faibles -- et ils ont été rares en dépit du fait que le créateur n'avait pas planifié à l'avance toute sa saison mais seulement la moitié.

Les plaisirs des yeux et des oreilles...

La série a en plus d'un cast féminin à tomber par terre de beauté et de talent conjugués, le bénéfice d'inclure la bombe sexuelle n°2 et la bombe sexuelle n°3 de la saison télé US: Jesse Metcalfe et Ryan Carnes.

Pour info, la bombe sexuelle n°1, Ian Somerhalder, s'est fourvoyée dans Lost: Les Disparus, la (très jolie) coquille vide à venir cet été sur TF1. Désolé Guigui, mais désormais je n'ai pas fini de vanner Lost. Quand on m'a déçu, ma vengeance est terrible.

Tant que j'en suis à parler séries télés, le mercredi 18 mai prochain, France 2 programme Clara Sheller, une nouvelle série Française vendue et revendiquée comme 'nouvelle génération'. J'ai pu converser il y a quelque temps avec son auteur, Nicolas Mercier. Et même si certaines reviews récentes sont venues tempérer quelque peu mon enthousiasme il me reste encore à juger de mon propre chef une série qui aura au moins eu, de toute façon, le courage d'essayer.